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mardi 1 décembre 2009

pic du sallford






















































Cette région est la mienne et si mon vocabulaire me le permettait, je me permettrais de vous influencer pour en faire la vôtre. Votre indulgence sera peut-être suffisante à l'accomplissement de mon vœu? Nous sommes en hiver, mais le soleil brille et fait fi de cette évidence. La lumière envahit nos plaines et illumine nos montagnes. La fraîcheur qui nous enveloppe ne freine absolument pas notre envie de partir à l'assaut d'un nouvel objectif. Les Albères accourent à la rencontre de la Méditérranée et le pic Sallford, du haut de ses 981m. domine la méditerranée et la plaine du Roussillon. La route des crêtes que nous empruntons, à hauteur de Collioure, tout en nous offrant un paysage majestueux, nous emmène au col des Gascons où naît une piste carrossable. 2 km. plus loin, nous voici au col de Ballaury, point de départ de notre randonnée. Le véhicule bien garé sur le bas-côté, le GR10 prend le relais et son balisage précis nous met rapidement sur la bonne voie. Le sentier court à flanc de montagne et utilise tout d'abord le "chemin de l'eau" (objet d'une sortie prochaine). Tranquillement nous nous rapprochons du sommet. Tel un mur insurmontable face à nous, il défie notre témérité. Assez vite, nous rencontrons la bifurcation qui nous invite à gravir l'échine du pic. La pente devient plus raide, nos volontés sont mises à contribution. Peu importe, le spectacle qui s'ouvre à nous atténue nos souffrances. Deux heures plus tard, notre entêtement est largement récompensé. Le panorama que nous découvrons nous laisse incrédules. A 360° plus rien ne fait obstacle à notre vision. La mer d'un bleu intense côtoie l'horizon accentué par la lumière. La plaine du Roussillon au nord soulignée par la barrière aride des Corbières. Au sud, sœur jumelle du Roussillon, la plaine de l'Ampourdan en Catalogne sud. Enfin et prélude à de futures escapades, l'alignement des pics pyrénéens, reliés par de merveilleuses crêtes... Évidemment nous nous attardons dans ce décor féerique qui nous envoûte et enivre nos sens. Hélas, le temps s'écoule et nous devons nous résoudre à rejoindre la réalité et les contraintes de nos vies. Néanmoins, notre subconscient est rempli de sensations et d'images gravées à jamais au fond de lui-même. Parfois les efforts sont récompensés. Cette sortie à la journée est la parfaite réponse à cette interrogation. Alors si comme nous, vous faîtes le choix de ce parcours, vous ne serez certainement pas déçus...
Je tiens à remercier les amis qui a cette occasion ont partagé mon plaisir et que j'ai peut-être incité à récidiver d'autres expériences de ce genre. Merci donc à Thierry, Anne et Sylvia de m'avoir accompagné.

mercredi 4 novembre 2009

Sur la piste du fer

























Mon vocabulaire est-il assez riche pour décrire notre émerveillement lors de cette sortie? Rien n'est moins sûr...
En direction de Prades, à hauteur du village de Vinça, notre instinct, inexorablement, nous pousse à emprunter la départementale 13. Le ruban escarpé longe le torrent la Lentilla et nous dépassons Ballestavy et Valmanya. Nous sommes en plein cœur de la route du fer. Haut lieu de la résistance et village martyre, Valmanya se découvre au détour d'un virage. Déjà la nature omniprésente affiche les couleurs flamboyantes de l'automne.A quelques encablures de là, nous atteignons le col de la Palombière perché à 1036 m. d'altitude. De là, à cheval sur la crête, nous dominons l'horizon dans son intégralité. La plaine du Roussillon, la ligne bleue des Albères, le Canigou proche, les Corbières arides. Rien ne manque à ce tableau. Devant nos yeux, une carte grandeur nature avec ses points caractéristiques et reconnaissables. Un sentiment de plénitude nous envahit et d'instinct, nous nous engageons sur la piste de Dalt (du haut). Partout des couleurs incroyables : cuivre, rouille, brun, jaune et j'en passe... La nature à l'occasion de notre visite s'est parée de ses plus beaux atours. Notre émerveillement est à son comble et nous fait oublier l'effort raisonnable nécessaire pour gravir la pente. De virage en virage, le paysage défile, tel un livre qui déroule ses pages. Nous sommes sur le sentier qui aboutit au site de la "Pinouse". De ci de là, les témoignages de cette époque qui faisait la part belle au minerai de fer, se manifestent. Dans ce décor de rêve empreint d'histoire, nous accédons au site. Ces ruines et deux wagonnets abandonnés sont les seuls vestiges qui ont subsités à cette ère révolue. Au milieu de cette ambiance et de ce décor anachronique, nous nous posons pour nous reposer et nous restaurer. Malgré le vent violent, nous sommes protégés et bien à l'abri des hautes futaies et sans nous hâter, nous nous imprégnons pleinement de cet endroit. Néanmoins, il se fait tard et nous retournons sur nos pas à la rencontre d'un monde plus contemporain. Ce rendez-vous avec l'histoire, non prémédité, agrémenté de la présence de l'automne et de ses couleurs sublimes aura été une réussite totale. Et c'est l'esprit serein et l'âme en paix que nous achevons ce périple au "plaisir des yeux"

lundi 12 octobre 2009

Gorges de Gouleyrous-Caune de l'Arago









Tautavel de renommée mondiale nous tend les bras. Le berceau de l'humanité sera notre destination du jour. Dans la vallée du Verdouble, au milieu d'un paysage calcaire et aride, nous parvenons à notre destination du jour. Où se trouvent les gorges des gouleyrous? C'est après avoir répondu à cette question que l'habitant de Tautavel nous met gentiment sur la voie. En fait, non loin de là et avant d'arriver à Vingrau, non moins célèbre grâce à ses falaises, nous rencontrons le croisement qui 500m plus loin héberge notre véhicule sur un terre plein. Presque immédiatement, le sentier qui descend aux gorges nous offre un paysage paradisiaque et je pèse mes mots. Devant ce spectacle d'une rare beauté, nous restons sans voix. Devant nous les gorges s'enfoncent vers l'horizon. Le Verdouble s'écoule dans ce décor de calcaire, de marmite en marmite et laisse admirer ses eaux émeraude, d'une limpidité cristalline. Les photos sont certainement plus éloquentes que tous les superlatifs. La roche façonnée au cours des millénaires présente des formes particulières. Bref, ce coin de nature nous captive, à tel point que nous nous y attardons sans compter. L'effort que nous devons solliciter pour nous en extraire est intense. Finalement, nous réussissons quand même a suivre le sentier qui nous permet de longer la caune de l'Arago, à travers le vignoble jaunissant de l'automne. Au-dessus de nos têtes, niché dans la montagne, la grotte qui renferme les fouilles et alimente le musée de Tautavel, provoque notre curiosité. Sans hésiter une seconde, nous escaladons la pente qui malgré le dénivelé nous conduit aux portes du chantier. Ici s'arrête notre périple, car l'accès nous en est interdit par un portail métallique. Néanmoins, nous pouvons apercevoir la cicatrice de la main de l'homme vers la préhistoire. Nous amorçons la descente, agrémentée de haltes fréquentes, prétexte a admirer le paysage. Et nous voici de retour dans les gorges, où à nouveau confrontés à notre envôutement, nous déballons nos sacs pour un repas sur le pouce. Tous les motifs sont bons afin de justifier notre attardement. Et ce n'est qu'au beau milieu de l'après-midi que nous repartons l'âme pleine de trésors.
























vendredi 2 octobre 2009

les gorges du cady



L'été n'est pas encore éteint et la chaleur encore nous étreint ainsi, notre décision aujourd'hui de rejoindre les gorges du cady.
Sans perdre de temps, nous atteignons le village de Casteil. A sa sortie, en direction du col de Jou, nous nous garons à hauteur d'une centrale hydraulique où le panneau en évidence nous indique le départ de la randonnée. Les explications qui y figurent nous détaillent l'itinéraire et la prudence nécessaire à son accomplissement. Rapidement le sentier nous guide et les premières chutes d'eau apparaissent parmi une végétation luxuriante.
La fureur et la force du courant,
dans un vacarme assourdissant,
poursuit sans nul ménagement
et sans briser son fier et bel élan,
son inexorable marche en avant.
Le grondement de l'eau accompagne nos pas. Le sentier parfaitement aménagé, grâce à la présence de nombreuses indications et de fréquentes passerelles est agréable. L'importance de l'eau sur notre terre prend toute sa dimension dans nos esprits à cet instant précis. L'urgence de la protéger et de ne point la négliger nous saute aux yeux. Dans cet état d'esprit, nous parvenons au terme de la sortie qui se manifeste par l'apparition d'une énième cascade, plus impressionnante que les précédentes.
Cette randonnée dans un cadre végétal exceptionnel est magnifique. Elle a surtout l'utilité d'une prise de conscience de l'importance et l'urgence de préserver nos ressources naturelles qu'elles-qu'elles soient...






jeudi 10 septembre 2009

du Pla de Cady au Canigou











Je me demande s'il existe un adjectif adapté, susceptible d'exprimer mon ressenti au sujet de mon pays. Pas sûr! Toujours est-il que cette interrogation traduit parfaitement mon état d'âme.
Ce weekend, avec Daniel, ses enfants, mon petit frère Thierry et son copain Christian, nous décidons de bivouaquer au Pla du Cady proche de Mariailles. Le refuge que nous atteignons depuis la piste née au col de Jou à Casteil, nous conduit tout près du refuge où nous abandonnons la piste. Le parking forestier accueille nos véhicules et nous poursuivons en utilisant le GR10. Deux heures plus tard, nous quittons le GR, après avoir franchi tant bien que mal le Cady, pour suivre le balisage jaune, en direction du pic du Canigou. Enfin, au détour d'un virage, la cabane Arago apparaît. Nous sommes fatigués et l'obscurité petit à petit nous enveloppe. Le choix d'un emplacement établi,nous installons notre matériel afin de nous restaurer et de bivouaquer pour la nuit. La fin de l'été nous est rappelée par une fraîcheur que notre immobilisme accroît. Bon, cela n'est pas très grave. Immédiatement la chasse aux branches sèches s'organise et bien vite nous allumons un feu réparateur, agréable à nos corps et nos esprits. Au-dessus de nos têtes, la voûte étoilée et la lune incandescente accompagnent nos rêves et nos pensées. Las, le matin survient et nous nous hâtons de reprendre le sentier. Le pla du Cady que nous parcourons éprouve d'emblée nos organismes et use nos résistances mais le souffle court nous persistons. Le pic omniprésent se rapproche. Heureusement les prétextes au repos sont nombreux et parfois doublement justifiés. La rencontre avec un groupe d'isards en est la parfaite illustration. Malgré tous ces arrêts, notre progression se poursuit et c'est à travers un paysage minéral que nous atteignons la cheminée (brèche d'accès au sommet). Ultime difficulté avant le terme de notre randonnée, celle-ci fait appel à notre concentration et nous impose la plus grande prudence. Ce passage délicat est malgré tout franchi et nous faisons irruption au sommet tant désiré. Nous prenons place sur cette petite surface et sommes abasourdis par le spectacle proposé. Une sensation de domination et d'admiration nous envahit. Le temps s'arrête et nous degustons de toute nos forces ces instants magiques. Cependant, toute bonne chose a son épilogue et c'est avec les pires difficultés que nous sortons de cette torpeur qui nous etreint pour repartir à la rencontre de la réalité quelques heures plus tard.
Merci à cette nature de nous offrir ces cadeaux. Je souhaite que vous aussi puissiez à un moment ou à un autre en profiter...




samedi 22 août 2009

visite chez les cathares














La découverte des châteaux cathares lors de mes sorties a aiguisé ma curiosité. Pour cette raison, l'envie me prend et me pousse à explorer le minervois, haut-lieu de cet épisode de l'histoire, en relation directe avec notre culture. Je passe sur la visite de Carcassonne, halte incontournable et obligatoire.
De surprise en surprise, je suis émerveillé par tous ces petits villages et hameaux qui jalonnent mon parcours. Partout des chapelles, des églises, des châteaux ressuscitent ces pages de l'histoire des cathares et interrogent ma curiosité.
Cependant, la visite de Minerve m'a littéralement subjugué. Accompagné de mes amis Jeanine et Claude, je ne me suis pas lassé, malgré la chaleur torride ambiante, de parcourir les ruelles de ce village médiéval au riche passé. Nul besoin de dévoiler sur le blog les détails de mon escapade, les images j'imagine auront l'impact nécessaire pour déclencher votre désir.
Partout, durant cette parenthèse, les motifs d'étonnement sont présents. Les merveilles géologiques se succèdent et font place aux résurgences historiques de tout âges. La préhistoire n'est pas oubliée. La visite du magnifique dolmen des fades par exemple est d'une beauté inimaginable. Les abris en pierre sèche, les moulins, nous parlent de l'économie, au même titre que les pages d'un livre.
Assurément, cette région qui n'est pas la mienne m'a séduit et je remercie Claude et Jeanine de m'avoir permis de la côtoyer, ne serait-ce que l'instant d'un weekend.












dimanche 9 août 2009

ambiances d'été













Cette page n'a aucun rapport avec la découverte de notre magnifique catalogne, néanmoins la culture qui s'y rattache est bien présente dans cet article. Et puis mes yeux tels ceux d'un enfant émerveillé, sont fascinés par cette explosion de couleurs. La beauté et le rêve, envahissent mon esprit et adoucissent mes soucis.
Ainsi, je ne suis jamais jamais repu du spectacle de ce ciel embrasé. Ces images ont été prises à Elne et je ne manque que rarement l'occasion de m'y rendre, certain de retrouver mes sensations lointaines de rêves d'enfant. Mais avant de laisser la place aux images plus éloquentes que de longs discours, je tiens à souligner l'agréable surprise qui a été la mienne lorsque dans les rues de la cité, j'ai rencontré les "correfocs"(courent avec les feux). Cette alternative aux traditionnels feux d'artifices rendent le public actif, durant tout le déroulement du spectacle. En effet, ces hommes déguisés en démons arpentent les ruelles et répandent sur leur passage le feu et le vacarme. Au milieu de ce tumulte, la population ne tarde pas à s'accoutumer et à participer. Partout les feux multicolores illuminent la nuit.
Ces manifestations sont d'une importance capitale dans la vie de la société moderne qui trop souvent perdu nombre de ses repères. Alors laissons nos sensations prendre le dessus sur la réalité du quotidien et savourons ces petits instants de bonheur...